Guérir d’un choc émotionnel : quand le corps libère la parole
Un choc, une injustice, une parole blessante… Ces événements peuvent parfois "figer" l’émotion dans le corps. La réaction n’est alors plus verbale, mais physique : un mutisme, une fermeture, une sensation d’être coupé de soi-même et des autres.
Dans mon cabinet à Saint-Denis, je rencontre cet état, tant chez les adultes que chez les adolescents. Je me souviens de ce collégien, venu consulter après avoir subi une injustice. Son corps était tendu, son visage fermé. Il avait choisi le silence, refusant toute communication, comme si les mots étaient devenus impossibles.
La clé souvent oubliée : le diaphragme, muscle de l’émotion
Notre capacité à ressentir et à exprimer nos émotions est intimement liée à notre respiration. Le diaphragme, ce grand muscle en forme de parachute, est notre principal muscle respiratoire. C’est aussi un carrefour essentiel du système nerveux et une zone où les émotions non exprimées viennent littéralement "se nouer".
Lors d’un choc, il se contracte et se bloque souvent en position haute, limitant la respiration à la poitrine et créant un état d’alerte permanent dans le corps. La détente de ce diaphragme est donc une étape primordiale.
Déroulé de la séance : du corps vers l’émotion
Avec ce jeune patient, le travail a commencé par là : par une détente profonde et douce de son diaphragme, grâce à des techniques ostéopathiques spécifiques. Sans forcer, en redonnant simplement de l’amplitude et de la mobilité à cette région.
Le changement a été palpable. Alors que la tension abdominale et thoracique se relâchait, l’émotion retenue a trouvé un chemin. Les larmes, longtemps contenues, ont enfin pu couler, libérant sa tristesse. Ce n’était pas un effondrement, mais une purification. Une fois cette tempête émotionnelle traversée, la parole est revenue, naturellement. Il a pu alors verbaliser son sentiment d’injustice, son épuisement et son surmenage émotionnel.
Pourquoi cette approche corporelle est-elle si efficace ?
Parce qu’elle ne cherche pas à analyser l’événement de façon intellectuelle, mais à défaire la mémoire physique du choc. En relâchant les tensions qui verrouillent la respiration et le ventre – le siège de nos "ressentis" – on permet à l’organisme de sortir de l’état de sidération. Le système nerveux se régule, et l’individu retrouve l’accès à sa propre sensibilité et à sa capacité d’expression.
Le corps se souvient. L’ostéopathie l’aide à se libérer pour que vous puissiez, vous, avancer.
Un événement vous a-t-il laissé dans un état de blocage, d’apathie ou d’hypersensibilité ?
Vous n’êtes pas obligé de porter cela seul. L’ostéopathie offre un espace sûr pour dénouer, par le corps, les noeuds laissés par un choc émotionnel.
Je vous accueille avec bienveillance dans mon cabinet à Saint-Denis pour vous accompagner sur ce chemin de retour à vous-même.
Catherine Descamps – Ostéopathe D.O.
Cabinet : 35 Rue Juliette Dodu, 97400 Saint-Denis
06 92 65 20 76
catdescamps@gmail.com
À Saint-Denis, retrouvons ensemble la fluidité du corps et des émotions.